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 Sonneries Militaires

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KEVLAR
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MessageSujet: Sonneries Militaires   Mar 5 Juin 2007 - 0:59

Historiquement, la musique militaire consista d'abord en sonneries de trompette et en batteries de tambour, servant à transmettre les ordres, non seulement au combat (sonneries et batteries guerrières ou de manoeuvre), mais également en garnison (sonneries et batteries de quartier), ainsi que dans les cérémonies officielles, militaires ou civiles (sonneries et batteries du cérémonial). Elles firent l'objet, depuis le XVIIe siècle, de diverses réglementations. On distingue les sonneries de clairon et les sonneries de trompette. En effet, dans l'Infanterie comme dans la Marine françaises, les sonneries et batteries furent d'abord jouées au tambour et au fifre, ce dernier étant ensuite remplacé par le cornet, puis, à partir de 1831, par le clairon ; en revanche, elles sont jouées à la trompette de cavalerie, accompagnées parfois des timbales, dans l'Arme blindée cavalerie (ABC), dans l'artillerie et dans l'armée du train. Les sonneries et batteries actuellement en vigueur ont été codifiées par l'Instruction ministérielle du 18 juin 1912 sur les batteries et sonneries (Commune à toutes les armes), remise à jour en 1958 (op. cit., Lavauzelle, Paris, 1958).



LES SONNERIES DE CLAIRON

Les sonneries de clairon furent écrites dans la première moitié du XIXe siècle par Melchior, chef de la Garde royale sous Louis-Philippe. Le répertoire s'est notamment enrichi, au XXe siècle, de la célèbre sonnerie Aux morts, écrite en 1931 par Pierre Dupont.


LES SONNERIES DE TROMPETTE DE CAVALERIE

C'est David Buhl, trompette-major de la Garde consulaire, qui composa en 1806 les sonneries de trompettes, et les révisa en 1825. Son travail perdure en partie de nos jours.
Autrefois, la journée du militaire en garnison était scandée par des sonneries dites de quartier, correspondant aux différents événements de la vie quotidienne, du lever à l'extinction des feux. Ces sonneries, aujourd'hui largement tombées en désuétude dans l'armée de Terre et dans l'armée de l'Air, sont en revanche toujours utilisées dans la Marine, qui possède des sonneries de clairon spécifiques. On distingue les sonneries de clairon, les sonneries de trompette et les sonneries de clairon en usage dans la Marine.



LES SONNERIES DE CLAIRON EN USAGE DANS LA MARINE

La Marine est la seule armée où les sonneries de quartier soient encore largement en usage. Ce sont les sonneries réglementaires de clairon, mais une signification particulière leur est donnée selon les activités propres à la vie sur un bateau. On peut distinguer, parmi ces sonneries marinières, les appels, les mouvements du bord, enfin celles qui sont utilisées dans les dépôts.


SONNERIES DE COMBAT OU DE MANOEUVRES

Outre les sonneries du cérémonial et les sonneries de quartier, il existe bien entendu des sonneries de manoeuvre et de combat. Celles-ci servirent sur le champ de bataille pour transmettre les ordres. Elles sont toujours utilisées aujourd'hui sur les champs de tir. Là encore, les sonneries de clairon sont différentes de celles de trompette de cavalerie, les sonneries de clairon de la Marine étant encore différentes.

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MessageSujet: Sonneries de Cavalerie   Mar 5 Juin 2007 - 1:28

LES BRUITS DE GUERRE-SONNERIES RÉGLEMENTAIRES
à la trompette de cavalerie
En usage depuis 1825 (modifié par les instructions du 18 juin 1912 et 10 juin 1922)




Les illustrations et les paroles de sonneries
sont extraites du recueil
" Le parfait Trompette-Major "
Ce recueil était édité par
l' École d'Application de l'Arme Blindée et Cavalerie
de Saumur.


Les bruits de guerre, c'est l'appellation ancienne des sonneries qu'exécutaient les trompettes pour transmettre les ordres durant le combat.

Le père Marin MERSENNE, savant religieux, qui n'entendait par la musique militaire que les signaux de commandement, nous donne pour la première fois en 1636 dans son ouvrage L'harmonie universelle, ceux qu'exécutaient les trompettes de la cavalerie française.

Les diverses sonneries en usage à cette époque étaient L'entrée, Le boute­selle (avec deux versions), A cheval, A l'estendart, Le cavalquet (simple et double), La charge, La chamade, La retraite, Le guet.

-Le boute-selle: c'était l'ancien signal qui donnait l'ordre aux cavaliers de mettre la selle sur le dos du cheval.
http://musique2rh.free.fr/sonneries/boutte_selle.mp3

-A cheval: sonnerie qui donnait l'ordre aux cavaliers de monter à cheval.
http://musique2rh.free.fr/sonneries/a_cheval.mp3

-A l'estendart: sonnerie exécutée pour rendre les honneurs aux emblèmes de la Cavalerie.
http://musique2rh.free.fr/sonneries/etendard.mp3

-Le cavalquet: se sonnait quand un régiment traversait une ville, allant aux sièges ou autres lieux de combat, afin d'avertir les habitants et de les faire participants de l'allégresse et de l'espérance que l'on a de remporter la victoire.

- La charge: sonnerie qui donnait l'ordre de charger et de combattre l'ennemi.
http://musique2rh.free.fr/sonneries/charge.mp3

- La chamade: sonnerie qui annonçait l'arrivée d'un officier envoyé en parlementaire auprès d'une troupe adverse.

- La retraite: sonnerie qui donnait l'ordre à une troupe de se retirer après un combat désavantageux.

- Le guet: sonnerie qui servait au rassemblement des troupes chargées de la surveillance nocturne des places de guerre.

Développés par la suite, jusqu'à devenir des airs de marche, ces principaux thèmes ont servi de base aux sonneries correspondantes des ordonnances en vigueur sous Louis XV, Louis XVI et Napoléon 1er.


Le résultat d'une révision générale des batteries et sonneries en usage dans l'Armée Française fut consacré par les ordonnances royales de 1754, 1764 et 1766.

Le code des signaux sonores s'y trouva considérablement augmenté par rapport à la période précédente. Dans la cavalerie, les trompettes obéissaient au commandement verbal d'un officier. Le concours d'un timbalier devenait obligatoire et les instructions ministérielles prescrivaient de faire exercer les musiciens tous ensemble, en hiver deux fois par semaine, en été tous les jours où le régiment montait à cheval.

Déjà remanié pendant les guerres de la République, le répertoire des signaux de la Cavalerie Française fut renouvelé sous le Consulat et l"Empire.

L'An XIII, une nouvelle ordonnance de trompettes pour les troupes à cheval fut adoptée par le ministre de la guerre. Elle lui avait été présentée par David BUHL. Admis à sonner lui même cette ordonnance, devant une commission nommée par Louis BONAPARTE et dont les généraux CANCLAUX, BOURELIER et d'HAUTPOUL faisaient partie, il obtint un tel succès que ce dernier en entendant exécuter La charge, ne put s'empêcher de s'écrier : " II me semble que j'y suis ! ".

Cette exclamation échappée dans un moment d'enthousiasme est la meilleure preuve que la composition et l'exécution de BUHL (malgré sa difficulté) avait parfaitement atteint son but. .

L'Empereur lui-même daigna complimenter l'auteur de l'ordonnance, signalant même comme parfaite la sonnerie Pour faire éteindre les feux, ainsi que la marche connue sous le nom de La victoire est à nous !, chœur fameux emprunté à La caravane du Caire de GRETRY, demeurée célèbre jusqu'en 1830. Sous le Premier Empire, cette fanfare était jouée après chaque victoire, par tous les régiments ayant pris part à la bataille.

David BUHL, qui fut le meilleur trompettiste de son temps, révisa en 1825 ses travaux sur les ordonnances pour trompettes en y ajoutant des harmonisations à trois ou quatre parties pour certaines d'entre elles.


Les sonneries de trompettes ont rythmé la vie de générations de cavaliers.
Sonneries de la vie quotidienne ou sonneries de combat associées aux évènements majeurs de l'histoire de nos régiments, elles constituent une part du patrimoine et de l'histoire de la cavalerie.
Aujourd'hui, les sonneries de cavalerie ne sont guère exécutées que dans le cadre du cérémonial militaire.

Quant aux sonneries utilisées à cheval pour les formations de combat , ceux qui les ont exécutées ne doivent plus être très nombreux!

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