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 En chantant - Histoire et traditions de la "légère&quot

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JOSSE Francis Yves Alfred
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Date d'inscription : 12/02/2007

MessageSujet: En chantant - Histoire et traditions de la "légère&quot   Ven 4 Mai 2007 - 15:12

Il faut avoir travaillé sous les ordres de « Pôl » pour savoir ce qu’est l’ambiance. La joie par le travail, c’est rien de le dire. Je vais tenter de vous raconter une anecdote illustrant bien l’Ordinaire du 1er Régiment de Spahis à la « belle époque ».

En chantant

Les personnels de l’Ordinaire, comme tous les Spahis affectés à l’E.C.S., devaient participer à l’instruction. Cet entraînement comprenait la pratique du tir à balles réelles. Ceci ne pouvait se faire qu’au Stand de Garnison distant de 5 kms.

Une programmation rigide amenait forcément des difficultés, les impératifs de l’un ne correspondant pas toujours avec les besoins de l’autre. Le brave Commandant-Major ne nous avait toutefois pas beaucoup aidés dans la négociation avec le B.I.

En se forçant un peu on put me dégager quelques créneaux favorables. Le champ de tir devenant disponible le matin, je pris l’option et l’engagement de faire tirer mes hommes en dehors de la programmation de l’Escadron de Commandement.

Je m’étais toutefois bien promis de marquer cette dure épreuve d’une pierre blanche. Œil pour oeil …/… Patience !

En aménageant les menus, je « m’arrangeai » pour organiser une séance de tir à l’intention des cuisiniers et, cerise sur le gâteau, un aller et retour SPIRE – DÜDENHOFEN à pied ! D’une pierre deux coups, je faisais bien ma preuve de bonne volonté. Le personnel des cuisines était souvent taxé de « flemmardise » en n’assistant pas aux séances quotidiennes de sport.

Un beau jour, à l’heure où chaque Escadron faisait son rassemblement matinal, le personnel de l’Ordinaire – Chef JOSSE en tête – traversa la Place d’Armes du Quartier direction la sortie, en tenue d’exercice kakie, toque blanche sur la tête, en sifflant.

C’était, souvenez-vous, l’époque du triomphe de « I was Kaiser Bill’s batman » de Whistling Jack SMITH, mélodie que les Spahis connaissaient par cœur. La toque blanche sur le treillis et le sifflet aux lèvres, j’eus mon petit succès. Le Commandant-Major, intrigué, assista à la « sortie » depuis ses fenêtres de l’Etat-Major. Il allait bien voir, ce brave homme !

Changeant de coiffure pour la casquette réglementaire en passant le Poste de Police, ma troupe emprunta tous les raccourcis et rejoignit DUDENHOFEN où chacun put effectuer le tir d’entraînement programmé. Ceci fut « vite et bien fait ».

J’avais calculé le retour pour faire une rentrée spectaculaire au Quartier. Notre bon Commandant-Major avait l’habitude de faire son petit effet dans les salles à manger dès 11 h 30. C’était sa tournée quotidienne des popotes. Il y tenait.

Doté d’un solide appétit, il en profitait pour se faire servir une généreuse ration, « pour goûter » la soupe du midi.

Les deux cuisiniers de permanence, restés à leurs fourneaux, avaient reçu l’ordre de rester discrets, de maintenir toutes les portes fermées jusqu’à mon retour. Les raviolis se réchauffaient doucement dans les autoclaves. Les premiers clients attendaient déjà devant l’entrée. Le Commandant-Major devait sortir du P.C., comme chaque jour, pour rejoindre l’Ordinaire.

C’est le moment que j’avais choisi pour faire la rentrée insolite. Procédant comme à l’aller, ma troupe quitta la casquette kakie pour la toque blanche en passant devant le Poste de Police. Traversant la cour en bon ordre, avec le plus grand sourire, mes cuisiniers entonnèrent à pleine voix la scie de la célèbre émission dominicale « Le Petit Rapporteur » :

« Ra, peti peta, petit tas, petit bus, si t’es fatigué t’as qu’à prendre l’autobus »

avant de s’engouffrer dans le bâtiment des cuisines par la porte arrière. En quelques instants, chacun rejoignit son poste revêtu d’un beau tablier immaculé. La chaîne de distribution démarra à 11 h 30 précises. Les raviolis étaient à point. C’était gagné !

Notre bon Commandant Major frisait l’apoplexie ! Montre en main, il attendait comme Sœur Anne, suspectant quelque diablerie.

On ne retint de mon initiative que la participation des personnels de l’Ordinaire à l’instruction du tir. Chaque Peloton du Régiment « s’américanisait » et braillait à l’instar des G.I.’s. Mon répertoire original passa (presque) inaperçu. Va savoir ?

Seul notre brave Commandant-Major LACROIX doit s’en souvenir encore ! Aime t’il toujours goûter les raviolis ?

Les Cuisiniers savaient faire preuve d’humour, ils eurent cette occasion de le montrer. Ils ne l’auraient pas ratée ! Francis JOSSE (souvenirs de Spire)
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MessageSujet: Re: En chantant - Histoire et traditions de la "légère&quot   Ven 4 Mai 2007 - 16:11

Merci pour ses souvenirs !!!!
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MessageSujet: Re: En chantant - Histoire et traditions de la "légère&quot   Ven 4 Mai 2007 - 17:55

merci pour cette anecdote !!!!!!

et je n'aurais qu'un mot

le commandant-major doit encore s'en souvenir !!!!!!
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MessageSujet: Re: En chantant - Histoire et traditions de la "légère&quot   

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