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 Les Spahis Auxiliaires algériens dans la grande guerre

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JOSSE Francis Yves Alfred
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MessageSujet: Les Spahis Auxiliaires algériens dans la grande guerre   Dim 13 Avr 2008 - 19:31

Les Spahis Auxiliaires Algériens - Histoires et traditions de la « légère » Article obligeamment communiqué par Monsieur Jean-René GENTY

Le Régiment de Spahis Auxiliaires Algériens est le résultat d'un compromis politique entre le gouverneur général LUTAUD, hostile à tout recours aux Algériens, et les milieux militaires proches de LYAUTEY. Créé en août 1914, il n'était qu'une traduction assez pale du projet de "corps arabe" développé par le Colonel SARTON du JONCHAY, directeur des Haras d'Algérie.
Arrivé dans la capitale, le Régiment fut dirigé vers Amiens. Après la victoire de la Marne, les Troupes Impériales tentent de déborder à l'ouest. Elles ne rencontrent que des régiments territoriaux. JOFFRE fait monter le Régiment de Spahis par train vers Arras.
Arrivé fin septembre, SARTON du JONCHAY déploie ses escadrons entre Arras et Douai où ils stoppent les charges de la cavalerie du Prince RUPRECHT qui arrive par le Cambrésis. Ensuite, les Spahis sont démontés, installés sur camion (?) avec des mitrailleuses et foncent par Orchies vers Tournai. D'autres escadrons participent à la défense de Lille.
Après la chute de Douai et de Lille, le Régiment participe aux combats qui se déroulent en Flandres. On les utilise notamment dans les dunes! Considéré avec méfiance, le Régiment est retiré du front puis renvoyé en Algérie où il est dissous en 1915.
Les rapports de l'Etat-Major sont peu élogieux et l'opinion du Gouvernement Général peu favorable. Le Régiment est composé de "fils de grandes tentes", l'aristocratie militaire traditionnelle. On a d'ailleurs recruté « ces gens là » pour faire tenir tranquille les familles.
Localement, les souvenirs et les écrits sont très élogieux sur l'ardeur au combat de ces soldats qui impressionnent les populations. En tout cas, ils montrèrent dans le raid sur Tournai qu'ils étaient capables d'adaptation et que SARTON du JONCHAY n'était pas un aristocrate du XVème siècle égaré au XXème.

A noter que l'un des deux officiers "indigènes" était l'Émir KHALED, petit-fils de l'Émir (ABD el-KADER), Saint-Cyrien, Capitaine de l'Armée française et suspect éternel aux yeux d'une partie de l'encadrement.
Il existe des clichés montrant les escadrons paradant dans Douai et des cartes postales. Le journal de marche de l'unité est conservé au S.H.A.T. de Vincennes.

Bibliographie - sources : Archives du S.H.A.T. : 5H 18 Troupes coloniales – Spahis, 5N 39-64 télégrammes chiffrés sur l’Algérie, 5N 70-79 recrutement indigène, 5N 122 Algérie. Recrutement. Incidents, 5N 254 reddition de Lille, Douai et Arras. Journaux de marche : 26N 901 les Spahis, Archives départementales Nord : série R : 28, 29, 30, 55, 56 : 145.

Gilbert MAYNIER (L’Algérie révélée – Librairie DROZ, Genève, Paris 1981), Gilbert MAYNIER & Ahmed KOULAKSSIS (L’Émir KHALED premier Zaïm – L’Harmattan, Paris 1987) a dépouillé les archives de l’Armée et du Gouvernement Général d’Algérie qui montrent les tensions qui ont opposé les officiers monarchistes de l’Armée d’Afrique et le pouvoir colonial. Ce débat s’est cristallisé autour de la personnalité de l’Émir KHALED, Capitaine d’Active.

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Les Spahis Auxiliaires Algériens - La Grande Guerre – l’Orient en feu (Pierre MIQUEL - extrait)

L’administration prend en Algérie toutes les précautions possibles pour éviter les soulèvements, moins fomentés par les agents allemands qu’engendrés par le mécontentement des indigènes : un brillant officier de Spahis, KHALED, est le petit-fils d’ABD el-KADER. Il a fait Saint-Cyr et a servi au Maroc où LYAUTEY le haïssait, parce qu’il s’était prononcé pour l’antisultan ABD el-AZIZ. Envoyé au front en 1914, ses supérieurs le « jugeaient dangereux et peu sûr », bien qu’il fut utilisé pour la propagande patriotique dans les lignes.
On envisageait, en novembre 1914, de l’envoyer en mission en Orient. Alger mit Paris en garde : « Il est possible que son départ soit présenté comme défection à populations chez qui le bruit courait récemment qu’il arrivait en aéroplane pour prendre au nom du Kaiser le commandement en Algérie ».
Les bruits de ce genre courent en effet les douars. On annonce le débarquement des Turcs et des allemands, voire l’arrivée en zeppelin d’El-Hadj Guillaume, avec l’Émir KHALED.

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Les Goumiers ( ?) - La Guerre Mondiale dans le Nord et le Pas-de-Calais (le guide - extrait)

…/… La capitale artésienne résiste…/… le 16 septembre, quelques éléments français arrivent ; enfin, le 18 septembre, un régiment de goumiers marocains ( ?) commandés par le Colonel de JONCHAY investit Arras ?
« La population lui fit le plus sympathique accueil. Ils avaient si belle allure, les braves goumiers ! Ils étaient si fièrement campés sur leurs petits chevaux d’Afrique qu’ils inspiraient à tous confiance et courage ».

Capitaine (H.) Francis JOSSE
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